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Actualité du: 8 septembre 2017

Les phosphates hyperpolarisants au service du diagnostic: encore une première mondiale pour Hadassah


Qu’est-ce que la quantité de phosphore dans votre sang révèle de votre santé ?

Les chercheurs du Département d’imagerie médicale de Hadassah ont mis au point une première mondiale : une méthode de diagnostic dite « non invasive », permettant de mesurer les taux de phosphate des tissus du corps humain, afin de mettre en évidence l’apparition de maladies tel que le cancer.

Leur découverte est publiée dans le numéro du 24 août 2017 de la revue Nature Communications.

Cette découverte est saluée comme une percée médicale importante car il est actuellement impossible de tester le niveau d’acidité présent dans les tissus du corps humain sans avoir recours à une procédure invasive. En outre, l’examen d’un échantillon de tissus à cette fin n’était jusqu’à ce jour pas considéré comme une méthode de diagnostic car le tissu corporel change – d’aspect et de composition – en l’espace de quelques secondes. Désormais, avec ce nouvel outil de diagnostic, les médecins peuvent déterminer le niveau d’acidité d’un patient et en constater sa variation, comme par exemple lorsque celui-ci présente une tumeur cancéreuse.

Le Docteur Rachel Katz-Brull, Directrice de l’équipe de Recherche, explique cette découverte: « il s’agit d’un outil de diagnostic lié à la fonction métabolique des cellules d’une tumeur ou d’autres tissus suspects. Un tel indicateur pourrait permettre, par exemple, une identification plus précise d’une tumeur, maligne ou bénigne, et de déterminer la future efficacité d’un traitement ».

Grâce à cette nouvelle technologie, un patient pourrait être débarrassé des procédures dites invasives, à l’instar d’une biopsie, afin d’établir si sa tumeur est cancéreuse ou non. Ainsi, grâce à l’IRM de haute technologie, le phosphate est 10 000 fois plus brillant à l’analyse, permettant aux chercheurs d’identifier rapidement le noyau de la cellule contenant du phosphore. De plus, cette brillance est obtenue sans injecter la moindre matière radioactive dans l’organisme du patient. Hadassah demeure par ailleurs l’un des rares centres médicaux au monde doté de cette technologie IRM.

Avant de diriger cette première mondiale, le Docteur Katz-Brull avait effectué de nombreux projets de Recherche à l’Université de Harvard et à l’Hôpital Beth Israel-Deaconess du Massachusetts. Elle est ensuite retournée en Israël où elle a fondé le Centre de Recherche IRM du Service de Radiologie du C.H.U. Hadassah de Jérusalem.

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