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Actualité du: 18 janvier 2018

A Hadassah, une pince à épiler pour sauver l’œil d’un policier


Un vendredi soir, à 23h, le Professeur Itay CHOWERS, récemment nommé Directeur du Département d’Ophtalmologie de Hadassah, entend son téléphone sonner. Pressentant une urgence en plein shabbat, il décroche.

Un garde-frontières venait d’arrêter un terroriste à la Porte de Damas mais son collègue à ses côtés avait remarqué qu »il présentait une tâche rouge à l’œil gauche. Après avoir remis le terroriste aux autorités, ils sont allés ensemble à l’Hôpital Hadassah.

« Il s’avère que l’un des policiers avait reçu des éclats d’obus dans l’œil et que le médecin en service ne savait pas à quelle profondeur ils se trouvaient », précise le Pr. Chowers, avant d’ajouter : « lorsque je suis arrivé à Hadassah, j’ai constaté que la blessure était très sérieuse ».

« Nous avons alors immédiatement commencé l’opération pour enlever les corps étrangers, d’autant plus que lorsque les composants sont en fer, des dégâts irréparables peuvent être causés à la rétine par sa toxicité », explique-t-il.

Le Pr. Chowers a d’abord utilisé un aimant pour enlever le métal, sans résultat : « j’ai alors décidé de prendre une pince à épiler, beaucoup plus efficace cette fois-ci » précise-t-il.

Puis les techniciens du laboratoire de la police sont venus au milieu de la nuit pour analyser les composants, qui étaient en étain, la même matière que les terroristes utilisent pour fabriquer leurs balles artisanales. « Heureusement, l’étain présente une toxicité moindre, on peut donc dire que ce patient a eu de la chance dans son malheur », affirme le chirurgien.

Lorsque l’officier de police lui a demandé s’il pouvait reprendre immédiatement le travail, le Professeur Chowers a insisté pour qu’il prenne quelques semaines de convalescence. « Cette nuit-là, je suis rentré à 5h du matin », se souvient-il. « Quand mes enfants se sont levés quelques heures plus tard, ils m’ont demandé si j’avais bien dormi. Le fait est que je me sentais merveilleusement bien : le brave officier de police avait risqué sa vie pour nous protéger, et notre équipe à Hadassah avait fait en sorte qu’il continue de voir la lumière de ses deux yeux », conclut-il.