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Actualité du: 8 septembre 2017

Hadassah va superviser les premiers essais sur l’Homme d’un nouveau médicament susceptible de soigner les infections bactériennes sévères


Immuron, une société biopharmaceutique australienne, a reçu l’aval du Comité d’éthique du C.H.U. Hadassah de Jérusalem et du Ministère israélien de la Santé pour entamer son premier cycle d’essais cliniques sur l’Homme d’un nouveau médicament susceptible de lutter contre une infection bactérienne dénommée Clostridium Difficile (CDI).

La CDI, aussi appelée C. difficile, est causée par une toxine bactérienne qui entraîne l’inflammation du côlon. Paradoxalement, on la retrouve surtout dans les hôpitaux et les établissements de soins. Chaque année, des centaines de milliers de personnes contractent la CDI et environ 20% d’entre elles sont sujettes à récidive.

Ce nouveau médicament, dénommé IMM-529, est un anticorps biologique produit naturellement par l’organisme, destiné à prévenir et à traiter la CDI, ainsi qu’à limiter le risque de récidive. En tant qu’anticorps polyclonal, il permet le développement d’anticorps spécifiques afin de lutter contre les trois principales sources de la CDI : la toxine B, les spores infectieuses et les cellules végétatives de l’intestin. En outre, il a été démontré que l’IMM-529 rééquilibrait la diversité des bactéries dans l’intestin, souvent perturbée par l’usage d’antibiotiques.

Ces premiers essais cliniques permettront d’évaluer si l’IMM-529 constitue un traitement sûr et toléré par les patients, et de déterminer son efficacité préliminaire. Des études précliniques menées sur des souris à l’Université Monash de Melbourne (Australie), ont permis d’obtenir une efficacité proche de 80% dans la prévention et le traitement de la CDI et un taux de succès de 77,8% dans la prévention de la récidive. A l’inverse, les souris qui n’avaient reçu que l’antibiotique standard, la vancomycine, ont connu un taux de mortalité de 88,9%.

Dans le cadre des essais cliniques à venir, 60 patients atteints d’une CDI et traités avec des antibiotiques standards seront recensés dans les trois semaines qui suivent leur diagnostic pour former le panel d’étude pendant 28 jours. Une partie d’entre eux seront alors sélectionnés au hasard pour être traités 3 fois par jour via l’IMM-529, tandis que les autres recevront un placebo.

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