Depuis sa création en 1985, l’Association Hadassah France (loi de 1901) œuvre afin de collecter des fonds pour le Centre Hospitalo-Universitaire Hadassah de Jérusalem (C.H.U), établissement privé.

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Actualité du: 20 avril 2017

Le C.H.U. Hadassah sauve les mains des soldats israéliens


 

Il faisait froid et sombre devant la Porte des Lions à Jérusalem ce lundi 13 mars à 4h du matin, jour de Pourim, quand un terroriste a surgi à l’intérieur d’un poste-frontière pour poignarder deux militaires en faction, avec un couteau de boucher.

Après une lutte acharnée, un des soldats est parvenu à sortir du bâtiment pour utiliser son arme et neutraliser l’assaillant. Le visage et les mains en sang, les deux gardes-frontière ont peu après été conduits vers le Centre Judy et Sidney Schwartz de l’Hôpital Hadassah Ein Kerem, dédié à la médecine d’urgence.

Le chirurgien-plasticien du service de nuit, le Docteur Stav SARNA-CAHAN, a alors fait appel à la spécialiste de la chirurgie de la main du C.H.U. Hadassah, le Docteur Carole PIDHORZ.

Elle a déclaré : « Immédiatement après l’avis des neurochirurgiens qui nous ont assuré que nous pouvions les opérer en toute sécurité, nous avons commencé par l’officier dont la blessure était la plus grave ». « Sa main gauche avait six ligaments déchirés et trois fractures ouvertes : il s’agissait véritablement d’une blessure rare pour une main qui a été poignardée avec un couteau, cela ressemblait davantage à une blessure causée par une hache ou une machette, ce qui traduisait la puissance de l’attaque subie ». Le deuxième garde-frontière souffrait quant à lui d’un ligament déchiré à la main droite.

Pendant plus de deux heures, le Dr. PIDHORZ et son équipe se sont mobilisés pour soigner les blessures et leur apporter un soutien moral. « Heureusement, il n’y a pas eu d’atteinte nerveuse significative ; les deux soldats auront besoin d’une longue rééducation, mais je suis persuadée qu’avec leur volonté et le soutien de leurs proches, ils pourront à nouveau retrouver l’usage normal de leurs mains », ajoute-t-elle.

« J’ai parlé avec chacun de leurs parents », poursuit-elle. « Ils ont compris que leurs enfants auraient pu subir non seulement d’une amputation, mais également un drame plus important au vu de la détermination de l’assaillant et de la force des coups de couteau mais heureusement, désormais, leur rétablissement est, et c’est le cas de le dire, entre leurs mains ».

Le Dr. Carole PIDHORZ, qui a étudié la médecine en France à l’Université d’Angers, œuvre à l’Hôpital Hadassah depuis 1995 et dirige aujourd’hui le Centre de chirurgie de la main et micro-vasculaire au sein du Département de chirurgie plastique.

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